Rencontre : Laurie, Un trésors dans mon placard

Rencontre : Laurie, Un trésors dans mon placard

Aujourd’hui nous allons à la rencontre de Laurie, créatrice de « Un trésor dans mon placard » qui nous fait découvrir son concept et son univers totalement éco-friendly.

Bonjour Laurie, peux-tu te présenter en quelques mots ?

Laurie Raphalen un trésor dans mon placard

Je viens d’avoir 40 ans et je vis à Dijon. Je suis passionnée par les vêtements depuis toute petite et tous les savoir-faire qu’il y a derrière.

Il y a 7 ans, je me suis engagée dans une démarche de mode éthique après avoir subitement pris conscience de mon mode de consommation sur des ouvriers à l’autre bout de la planète. La recherche du prix toujours le plus bas a commencé par tué des emplois ici et maintenant ça tue des gens à l’autre bout du monde.

Pour moi, la mode éthique est une mode respectueuse :

  • Des travailleurs
  • De la planète
  • De soi

Quel est le concept d’ »un trésor dans mon placard”, que proposes-tu comme services ?

Un trésor dans mon placard est un concept de mode éthique « feel good »

Je propose :

  • une ligne de vêtements « pièces uniques »,
  • des pièces sur-mesure
  • et prochainement je l’espère une petite ligne de prêt à porter

Le tout réalisé à partir de textile déjà existant, et notamment à partir des propres vêtements des clients pour le sur-mesure, pour lutter contre le gaspillage textile qui est colossal.

Je propose également des cours de couture upcycling pour ceux qui veulent apprendre par eux même à donner une seconde vie aux vêtements qu’ils ne portent plus.

Tu parles beaucoup “d’upcycling”, tu peux nous expliquer ce que c’est ?

L’upcycling consiste à valoriser du textile qui n’était plus utilisé et parfois voué à être jeté. Il y a vraiment une notion d’ennoblissement par le travail qui est réalisé. J’adore dire que je fais de la haute couture à partir de déchet.

upcycling un trésor dans mon placard

Quels sont tes conseils pour “optimiser” son dressing ?

Porter toutes ses pièces, ne pas laisser de vêtement inutilisé.
On ne porte en moyenne que 30% de son dressing, un gâchis monumental ! Pour moi le dressing idéal n’est pas celui qui déborde de vêtements que l’on ne porte pas mais celui qui est composé uniquement de pièces qui nous procurent des émotions positives.

Le dressing minimaliste est loin d’être ennuyeux, bien au contraire. Avoir un nombre limité de vêtements ne signifie pas devoir toujours s’habiller de la même façon. Avec des pièces qui s’associent toutes entre elles, il est possible de créer une multitude de look. Par exemple, il existe au moins 20 façons de porter différemment une même chemise.

Quels sont les indispensables à avoir ?

Pour moi, les indispensables sont les vêtements qui nous procurent ces fameuses émotions positives. C’est à chacune de définir quels sont ses propres indispensables (j’ai sorti un e-book pour guider chacune à les définir). En revanche, autant privilégier des pièces intemporelles, qui traverseront les tendances, et des belles matières pour la durabilité.

Un dernier mot ?

Aimer vos vêtements, chérissez-les, faites-en sorte qu’ils durent le plus longtemps possible et ils vous le rendront au centuple.
Merci pour cette rencontre Laurie

Où découvrir et retrouver le travail de Laurie ?

www.untresordansmonplacard.fr
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Confiné, délivré ?

Confiné, délivré ?

Confiné, délivré ?


Comme je le disais dans la dernière newsletter, ce confinement est une période étrange pour tous. Peu importe notre façon de le vivre, il restera gravé. Et peut-être même que nous le vivrons de nouveau plus tard.
Quelle qu’elle soit, cette situation a amené beaucoup d’entre nous à nous poser des questions, à nous interroger.

Pourquoi là ? Pourquoi maintenant ? Parce que nous vivons quelque chose d’imprévu et surtout de nouveau. Et pendant cette phase de “nouveauté”, au moment où le monde est en pause, où nous faisons notre possible pour nous protéger, nous et ceux que nous aimons : Nous avons le temps de prendre conscience des choses.
Pour ceux qui ont dû gérer leurs enfants en continu pendant des semaines. Leur faisant l’école et organisant des activités.

Mon fils ma bataille…

Avez-vous constaté, surtout pour les plus petits, comme ils ont grandi durant cette période ? Pour ma part, je me dis que, même si ce n’est pas simple tous les jours (j’ai un vrai têtu à la maison !), j’ai participé aux apprentissages scolaires. J’ai pu voir cette version-là de mon fils et surtout j’ai pris le temps. Le temps de le voir grandir, apprendre, jouer, profiter, dormir à son rythme. Pouvoir faire des siestes de 2h l’aprèm même en s’étant levé à 8h le matin (et couché à 20h30). Parce que oui, même en grande section il a besoin de dormir. Alors qu’à l’école ils n’ont plus le temps parce qu’ils sont en période d’apprentissage importante. Et en discutant avec d’autres parents de la classe; On se rend compte qu’ils sont beaucoup à avoir encore besoin de dormir…

Mon fils n’a jamais autant appris qu’en ce moment, il demande énormément d’attention mais n’a jamais été aussi mignon. Il faut dire aussi que nous, parents, nous ne sommes pas pris par le tourbillon quotidien; Où le prénom de notre fils pourrait être “vite, dépêche-toi” et sommes beaucoup plus calmes.
Après une période au début que je qualifierais “d’acceptation et de prise de marques”; même sans bouger de chez nous: Il n’y a pas forcément de routine. Il y a des jours avec et des jours sans, des jours ultra-efficaces et des jours canapé ! Peu importe, pour une fois on s’écoute, on fait les choses comme on les ressent, bref, on prend le temps. 

école à la maison

Prendre du recul

Le fait de pouvoir faire cette expérience, voyons-le comme ça; de vivre à notre rythme est exceptionnelle et remet vraiment en cause notre gestion du quotidien.
Inconsciemment, notre charge mentale a diminué et par ricochet, notre stress. Cela nous permet aussi de prendre le temps d’envisager les événements actuels autrement; de se remettre en question et de prendre conscience de certaines choses.
Je vous invite à prendre quelques minutes pour réfléchir à ces quelques questions :

Que faisiez-vous avant le confinement, que vous ne faites plus ? Ce que vous ne souhaitez pas reprendre après le confinement ?

Au contraire, qu’avez commencé depuis le confinement ?

Qu’avez-vous découvert sur vous ?

Lister 5 choses positives dues au confinement.

Réussir son confinement ???? What the f***?

Oui, j’ai l’impression de voir fleurir partout la course au meilleur confinement saison 2020. Non, nous ne sommes pas obligés d’apprendre à parler 7 langues en 1 mois; de nous mettre au yoga aérien ou d’être devenus des as de la recette des lentilles farcies ! Non !
Comme je le disais plus haut, il y a des jours avec et d’autres sans. Mais surtout, écoutons-nous ! Si votre plaisir c’est de prendre 1 heure par jour pour lire; faire la sieste ou regarder Cyril Lignac tous les soirs, faites-le ! Ce temps, vous ne l’aviez pas avant et vous ne l’aurez plus après; alors autorisez-vous à en profiter comme bon vous semble. Mais sans forcément regarder sur les réseaux sociaux; Les mamans qui font chaque jour des activités différentes digne d’un centre aéré avec leurs enfants et tiennent leur maison nickel; tout ça en étant toujours parfaitement coiffées après 2 mois sans coiffeur et habillées en working girl. Ne vous comparez pas

Même en confinement, on a le droit de manger jambon/pâtes 2 fois dans la semaine et de porter un legging/sweat; tout comme on a le droit de vouloir se maquiller, se coiffer et même porter des talons! (profitons-en, on n’a jamais eu aussi peu besoin de marcher!) Il n’y aura pas de prix du “confinement réussi” ! On fait comme on veut et comme on peut !

Télé travail confinement

Le télétravail qui épuise

Je pense aussi à toutes ces personnes qui depuis le début du confinement ont continué de travailler : sur les routes dans leur camion pour que nous ayons à manger dans nos supermarchés, ceux qui nettoient nos rues, et évidemment le personnel soignant et tant d’autres… Mais il y a aussi ceux qui doivent travailler derrière leurs écrans et qui n’ont pas forcément connu une baisse d’activité, et qui continuent de travailler en s’adaptant à la situation.
Ceux qui se lèvent avant le soleil pour pouvoir travailler quelques heures dans le calme avant que les enfants se réveillent pour pouvoir enchaîner avec la préparation du petit déj et les devoirs en priant très fort pour que le téléphone ne sonne pas pendant ce laps de temps. Ceux qui donnent encore plus quand le chef les appelle à 17h pour un nouveau dossier et qui vont s’y mettre immédiatement alors qu’en temps normal ils auraient attendu le lendemain.

Ce confinement a du mal à poser des barrières entre vie professionnelle et vie personnelle. Le salarié se sent comme obligé de prouver que, même si on ne le voit pas physiquement, il est bien là, il travaille, les dossiers avancent. Le risque pour ces personnes est de sortir de ce confinement complètement épuisés. Cette distance donne l’impression de devoir prouver qu’on est là, qu’on arrive à s’adapter, qu’on est pro-actif.

Nous vivons tous ce confinement à notre manière, mais surtout comme on peut se le permettre.

Ma vision de l’extérieur

Le peu de fois où je sors, je reviens avec une sensation de malaise/mal-être… Pourtant avant de sortir, je me dis “chouette, je sors enfin” et une fois au supermarché je n’ai qu’une envie, c’est de rentrer. En fait les gens s’évitent, ne se parlent pas, se regardent à peine et comme on doit faire ses courses seuls, il n’y a pas un bruit dans le magasin. J’avais envie de tousser, je me suis retenue autant que je pouvais de peur qu’on me mette dehors. Les gestes barrières ok c’est normal, j’y fais très attention aussi pour moi, pour mes proches… 

On se croirait dans Walking dead…

Mais les gens n’osent même plus se regarder !!! C’est ça le plus flippant en fait, c’est pas ce virus, c’est qu’on ne se regarde plus !!! Les autres ne sont pas des virus sur pattes, les gens ont peur, ils n’osent même plus se sourire. Je ne sais pas vous, mais quand je vais faire mes courses je souris aux gens qui me laissent passer, qui me sourient, on s’excuse quand on bouscule un caddie. Là on dit pardon en regardant ses pieds… c’est tellement triste. Heureusement que les caissières ont gardé leur bonne humeur et qu’on peut discuter 2 minutes avec elles en respectant les précautions d’usage sans avoir ce sentiment d’être pestiféré.
Mais souriez bordel, souriez, on en a besoin plus que jamais en ce moment !

En revanche, il y a une chose que je trouve extra et qui pour le coup me fait sourire : C’est quand je vois tout ce que l’on fait, que l’on n’aurait jamais fait habituellement. Il suffit de voir ces jeux aux balcons entre voisins, les apéros skype… Tout ça on ne l’aurait jamais fait en temps normal. La plupart des gens ne connaissent pas leur voisins d’en face, et là une espèce de solidarité “galère de confinement” est née. Ça fait partie des bonnes choses qu’on retiendra, je pense, de ce confinement.

Et après ce confinement #1…

déconfinement

Et oui, parce qu’il est là ce fameux dé-confinement que tout le monde attend avec impatience.
Alors, si chaque jours tu prends encore plus de précaution que tout le monde car tu crains plus que tout de contaminer ta famille car tu n’as pas cessé de travailler.
Si tu décides malgré toi de remettre tes enfants à l’école parce que tu est obligé de retourner sur ton lieu de travail.
Si tu décides de garder tes enfants à la maison pour les protéger plutôt que de les renvoyer à l’école, alors que ce n’est vraiment pas facile à gérer au quotidien entre les devoirs, le télé-travail et tout le reste.
Et même si tu décides de les renvoyer à l’école parce que tu as peur de craquer, tu veux retrouver un semblant de calme,de vie même si tu es conscient que ce n’est peut-être pas meilleure solution.

Ne te sent pas jugé. Chacun fait comme il le peut, avec ses possibilité « techniques » mais aussi avec son ressenti et surtout avec ses obligations.

C’était un article du fond du coeur, pluie de love …

Si vous souhaitez reprendre en main votre organisation pendant ou après cette période rendez-vous par ici