La Méthode Livementor

La Méthode Livementor

Rencontre avec Alexandre Dana, cofondateur du premier programme de formation et d’accompagnement en ligne pour les entrepreneurs : Livementor.
Et ici en tant qu’auteur du nouveau guide entrepreneurial La méthode Livementor, 12 étapes pour libérer l’entrepreneur qui sommeille en vous.

Aujourd’hui, Livementor est une référence de l’entrepreneuriat en France. Mais Livementor c’est avant tout l’entrepreneuriat à taille humaine. On y défend le local, l’artisan, l’artiste, le freelance… les passionnés !

La proposition de départ de ce livre : Faire vivre une conversation de coaching.

En effet, le livre est conçu comme un coaching auquel le lecteur peut s’identifier. Dans chaque chapitre, qui représente une étape précise, nous retrouvons le témoignage d’une personne auquel Alexandre Dana répond par la suite en poussant les protagonistes (et le lecteur !) à s’interroger. S’ensuit une partie journal de bord à compléter à chaque chapitre pour évoluer dans notre raisonnement. 

Voici les différentes étapes abordées dans le livre. Étapes qui peuvent pour certains d’entre nous être des freins au développement de notre entreprise.

Étape 1 : L’alignement
– Étape 2 : L’inspiration
– Étape 3 : L’équipe
– Étape 4 : La vision
– Étape 5 : L’affirmation
– Étape 6 : L’action
Étape 7 : La valeur
– Étape 8 : La qualité
– Étape 9 : Le marketing
– Étape 10 : La communauté
– Étape 11 : Les systèmes
– Étape 12 : Le nouveau départ

J’ai pu échanger avec Alexandre sur le livre et sa vision de l’entrepreneuriat.

Peux-tu nous présenter la méthode Livementor ?

C’est un livre en 12 étapes qui synthétise les problématiques rencontrées par les entrepreneurs. En effet, on y trouve plusieurs sujets : des thèmes axés sur le développement personnel (l’alignement, l’inspiration…), mais aussi des thèmes plus classiques (le marketing, la communauté…).

À chaque fois que nous accueillons un nouvel entrepreneur dans nos formations, nous écoutons son parcours et essayons de déterminer les étapes pivots du moment.

Alexandre DANA Co-fondateur de Livementor et auteur de la méthode Livementor

Pour Alexandre Dana, le développement personnel tient une place importante dans l’entrepreneuriat.

Ce livre doit être utilisé comme un guide de l’entrepreneur. Les chapitres sont organisés sous la forme de discussions de coaching, qui interviennent en parallèle de la puissance des témoignages qui viennent illustrer chaque étape et qui peuvent permettre de libérer certains blocages, car une autre personne passe par les mêmes problématiques que nous.

Une entreprise au service de sa vie :

Une entreprise au service de sa vie repose sur une passion, un alignement qui permet à l’entrepreneur de s’exprimer sur un sujet donné. 

Une passion, un projet qui te permet de t’enrichir, d’exprimer ta valeur, ton intérêt, ta passion pour un domaine donné.

C’est aussi une sorte de dialogue permanent entre l’entreprise et le fondateur. Si, par exemple, j’ai envie de voyager, ou de ne pas travailler le mercredi après-midi : est-ce que mon entreprise me permet de faire ces choix-là ? Si j’ai envie de rencontrer des gens, ou de lancer un nouveau produit, est-ce que mon entreprise me le permet ?

La passion doit toujours rester en “trame de fond” de son entreprise.

Comment créer une entreprise au service sa vie ?

Ça part de l’alignement (étape 1 de la méthode Livementor). Il faut s’interroger sur sa situation actuelle, se demander ce qu’on aimerait changer. Le point de départ d’une réflexion sur ce qu’on ne veut plus dans sa vie, ce qu’on rejette, ce qui ne la nourrit pas. Mais aussi à l’inverse : qu’ai-je envie d’apprendre, qu’est-ce qui attise ma curiosité et me redonne mes yeux d’enfant face à la mer ? Un projet qui correspond à mes valeurs.

Qualités pour être un bon entrepreneur ?

Nous pouvons voir cet aspect au travers les différents départements qui constituent une entreprise : département commercial, financier, marketing, RH, service client, production… Quand on est entrepreneur, il faut donc développer des compétences dans tous ces domaines. 

Il est en effet important de gérer tout ces aspects de son entreprises sans en négliger aucun. Quand ce n’est pas forcément notre domaine de prédilection il faut arriver à faire le choix de se former ou de déléguer pour mettre toutes chances de réussite de notre côté.

Mais ce n’est pas tout :

Mais il y a aussi des compétences un peu plus macro, j’en ai 3 en tête : 

  • la capacité à s’exprimer à l’écrit, qui est très importante en marketing, pour faire des newsletters, des articles, pour convaincre (banque, investisseurs…). C’est très utile aussi pour manager une équipe, gérer une aventure collective…
  • la deuxième qualité à avoir c’est l’éloquence ; savoir s’exprimer à l’oral, en public permet d’être bien plus efficace dans les domaines cités précédemment.

La capacité à s’exprimer à l’écrit et à l’oral est ultra importante ; Effectivement il est primordial de trouver votre style. Si vous n’êtes pas le Centre des Impôts, inutile de ponctuer vos phrases de formules de politesse dénichées sur internet que personne ne lit jamais. Trouvez votre style, oui, mais en restant authentique, entier et généreux.

  • Ensuite, le goût du développement personnel, de l’introspection, de l’analyse fine de notre personnalité et de nos blocages, qui font que souvent nous bloquons nous-mêmes le développement de notre entreprise. 

Savoir se remettre en question tous les 3-6 mois, pour ne pas perdre le fil, garder et réajuster ses objectifs, se demander si ce qu’on fait correspond toujours à nos valeurs, si on arrive à transmettre le bon message à nos collaborateurs, notre communauté… Et toujours veiller à ce que la passion en toile de fond citée plus haut soit toujours présente.

Mon avis :

Vous savez comme j’aime les livres et encore plus ceux qui traitent d’entrepreneuriat et de développement personnel et celui-ci allie les 2. Car effectivement, entreprendre efficacement et sereinement passe aussi par le développement personnel et la capacité à se remettre en question. Les 12 chapitres abordés représentent parfaitement le parcours semé d’embûches de l’entrepreneur, qu’il soit débutant ou déjà lancé. Ce que j’ai aimé, c’est surtout le côté concret, avec exemple à l’appui. On ne nous promet pas d’entrer au CAC 40 en 3 mois et on ne nous parle pas bussiness plan, charges, rentabilité ou autre. Alexandre Dana s’applique à faire sauter les verrous qui nous empêchent d’avancer dans notre cheminement.

Les yeux fermés…

Bref, j’ai complètement adhéré et je recommande cette lecture. Le mien est plein de Post-it et d’annotations. Une méthode ultra-complète, participative et d’un vrai soutien pour faire sauter nos croyances limitantes qui nous empêchent d’avancer et avec des entrepreneurs aux statuts professionnels très variés.
Ce n’est pas un livre à dévorer (pourtant je lis relativement vite !). Celui-ci est un livre qu’il faut prendre le temps de lire pour tout assimiler mais aussi pour se questionner à chaque étape et faire le parallèle avec son propre parcours. Et bien sûr, prendre le temps de faire les exercices proposés.

Crédit photo Instagram @doriane_baker

Vous pouvez commander la méthode Livementor ici.

Et vous, vous avez lu la méthode Livementor ? Donnez-nous votre avis en commentaire.

La méthode livementor rencontre avec Alexandre DANA. Une Entreprise au service de sa vie

Découvrez le parcours d’autres entrepreneurs par ici

Équilibre vie pro et vie perso

Équilibre vie pro et vie perso

La question que l’on se pose toutes à un moment donné : comment trouver le bon équilibre entre ma vie pro et vie perso ? Comment gagner ma vie en étant suffisamment épanouie mais assez présente pour mes enfants, mes proches pour ne pas culpabiliser ?

Plus on pense avancer, plus les questions se multiplient :
Dois-je prendre ce nouveau poste qui me correspond ? J’ai envie de créer ma propre activité, vais-je réussir ? Si je passais à 80% ou 50%, j’aurais plus de temps pour mes proches, pour moi, pour lancer mon activité, mais j’y perdrais financièrement. Est-ce que c’est le bon moment ? (PS : ce n’est jamais le bon moment). Et si je démissionnais ?

Votre « pourquoi », l’alignement

Avant tout, il faut vous interroger sur vous, sur votre “’alignement”. Êtes-vous cohérente avec ce que vous ressentez ? Que vous manque-t-il aujourd’hui; et au contraire qu’est-ce qui vous fait encore vibrer dans vos activités ? Qu’est-ce qui fait pétiller vos yeux quand vous en parlez ?
Il faut réussir à vous observer de l’extérieur, essayer de visualiser la meilleure version de vous-même. La meilleure version de vous, c’est celle que vous seriez si là maintenant vous pouviez faire ce que vous voulez. Si tout était possible. Comment vous sentiriez-vous ? Joyeuse, légère, souriante, épanouie… Bref, imaginez-vous.

Et demandez-vous ce qui vous empêche d’y arriver.

maman travaille

Il y a toujours un « mais »…

Ensuite viendra le moment des blocages : est-ce que mon conjoint/ma famille me soutiendra ? Est-ce que j’aurai encore du temps pour les enfants ? Mais aussi : comment faire avec les enfants pour arriver à travailler en même temps ? Financièrement, est-ce vraiment raisonnable ?

Puis les blocages sur vous-même : est-ce que je vais parvenir à tout gérer ? Et si j’échoue ? Est-ce que c’est une bonne idée ? Est-ce que ça va marcher ?

Par contre, je préfère vous le dire : il n’y pas de réponse toute faite à ces nombreuses questions. Et pourtant ce serait tellement plus simple.

Et préparez-vous à passer des heures, des nuits en réunion avec vous-même à retourner le problème dans tous les sens, trouver des solutions et aussi avoir de nouvelles idées. Parce que, oui, quand on porte son projet, on est avant tout inspirée ! donc les idées (ainsi que les choses à faire !) foisonnent.


Et deuxième déception : ces questions reviennent très régulièrement quand on entreprend… parfois avec puissance 10 de mauvaises ondes. Mais ça a un petit nom : c’est le fameux syndrome de l’imposteur. La majorité des gens, et en particulier les entrepreneurs, le connaissent bien. Il a cette faculté permanente de vous faire douter de votre légitimité. On en reparlera plus tard.

Une fois que vous avez pris conscience que vous n’êtes plus totalement alignée avec votre situation actuelle, que vous ressentez un besoin de faire quelque chose, de créer, d’évoluer… et si l’idée de votre projet est bien présente, cette frénésie ne s’arrête pas (pas tout de suite en tout cas).

La difficulté va être d’arriver à gérer son temps entre vie de femme/épouse/mère/entrepreneuse et parfois salariée tout à la fois. Sans délaisser personne. 

Réussir à trouver l’équilibre…

Le bon équilibre vie pro et vie perso, c’est quoi ?

C’est réussir à trouver du temps de qualité pour tout et pour tous (dont nous-mêmes !) et avec nos vies à 100 km à l’heure, ce n’est pas évident d’arriver à tout caser en 24h (même moins, parce qu’on dort quand même, hein !).

Une chose importante à garder absolument en tête : nous ne pouvons pas être parfaites ! ni à la maison, ni comme mamans, ni comme working girls ! Alors on ne se met pas la pression si on sert des coquillettes 2 fois dans la semaine, et si le ménage attend son tour.

L’équilibre est une notion subjective. Vous le trouverez quand vous vous sentirez en adéquation avec vos valeurs et votre ressenti. Si, comme moi, vous vous sentez bien une fois que vous avez bien avancé sur votre projet pro, vous serez bien plus disponible pour vos proches par la suite. Quand je sens que j’ai passé une journée où j’ai réussi à travailler sur plein de choses. Où efficacité et productivité ont été mes amies, je redescends de mon atelier bien plus calme et disposée pour mes autres “rôles” de la journée.
Certaines personnes ont besoin de faire du sport : moi j’ai besoin de solitude (et de chocolat !).

La gratitude envers nos proches, l’accomplissement de soi sont pour moi des notions importantes pour trouver son bon équilibre.

entrepreneur papa travaille

Travailler en fonction de son inspiration

Il y a des jours où il ne faut pas m’arrêter, je suis tellement lancée que je pense à peine à boire un coup ! Mais cette frénésie de créativité ne peut pas attendre, mon entourage le sait. Souvent, j’essaie de ne pas travailler le weekend, mais de temps en temps, l’inspiration vient frapper à ma porte et là je ne peux pas résister (souvent c’est pour écrire), donc je me lance. Ce sont en général mes plus beaux articles.
Par contre, je me contente de ne faire “que” ça, et de ne pas m’étaler sur autre chose. Sinon on ne s’arrête jamais. Mais si comme moi, vous êtes encore salariée, parfois nous n’avons d’autre choix que de travailler le weekend. On optimise alors les siestes des enfants, les soirées. J’ai remarqué que quand c’est pour notre projet, nous regorgeons de ressources et d’énergie. Je n’aurais jamais cru me lever à 6h du matin pour rédiger des articles et pourtant, j’en écris beaucoup à ce moment de la journée. Par contre, le soir je n’ai jamais été très efficace…(même en me levant plus tard !)

Ne pas s’égarer

Il faut arriver à consacrer des moments de qualité à votre entourage. Surtout si vous avez des enfants. Si vous les avez avec vous la journée (ou confinés !), avant de vous mettre au travail, essayez de passer un moment vraiment privilégié avec eux (faire un jeu, jouer, lire une histoire…) sans téléphone ni ordinateur à portée de main. Après 30 minutes de réelle complicité, votre enfant sera normalement plus enclin à vous laisser travailler plus sereinement.

On ne va pas se le cacher, gérer vie pro/perso n’est pas évident. La peur est le sentiment qui ressort le plus souvent. Mais c’est principalement la peur du jugement des autres qui nous paralyse. Ce sentiment de ne pas rentrer dans un moule que la société veut nous imposer.
Un nouveau projet (travail, entreprise, reprise d’études…) à ajouter dans une vie bien remplie, soyons franches : ça complique les choses, oui c’est vrai. Mais ce sentiment d’être vivante n’a pas de prix.

entrepreneurs maman

L’équilibre, ce n’est pas 50/50 ni 25/25/25/25, l’équilibre c’est le vôtre, celui que vous vous créerez. Pour le trouver, il faut tester puis ajuster.

Bien équipé pour se lancer !

Afin de ne pas s’égarer dans la multitude chose à faire équipez vous des bons outils pour vous aider à tout gérer. La planification à court et moyen terme est la clé de la réussite sans ce noyer. Penser à noter en permanence ce qui vous passe par la tête, les chose à penser, à faire … vous libérer ainsi votre esprit sans pour autant oublier. Pour cela vous pouvez créer votre agenda sur mesure en fonction de vos besoins et de votre mode de fonctionnement. Et vous pouvez même choisir d’y mettre votre (futur!) logo pour un rendu encore plus pro !

Alors surtout soyez imparfaite, heureuse et épanouie

Rencontre : Laurie, Un trésors dans mon placard

Rencontre : Laurie, Un trésors dans mon placard

Aujourd’hui nous allons à la rencontre de Laurie, créatrice de « Un trésor dans mon placard » qui nous fait découvrir son concept et son univers totalement éco-friendly.

Bonjour Laurie, peux-tu te présenter en quelques mots ?

Laurie Raphalen un trésor dans mon placard

Je viens d’avoir 40 ans et je vis à Dijon. Je suis passionnée par les vêtements depuis toute petite et tous les savoir-faire qu’il y a derrière.

Il y a 7 ans, je me suis engagée dans une démarche de mode éthique après avoir subitement pris conscience de mon mode de consommation sur des ouvriers à l’autre bout de la planète. La recherche du prix toujours le plus bas a commencé par tué des emplois ici et maintenant ça tue des gens à l’autre bout du monde.

Pour moi, la mode éthique est une mode respectueuse :

  • Des travailleurs
  • De la planète
  • De soi

Quel est le concept d’ »un trésor dans mon placard”, que proposes-tu comme services ?

Un trésor dans mon placard est un concept de mode éthique « feel good »

Je propose :

  • une ligne de vêtements « pièces uniques »,
  • des pièces sur-mesure
  • et prochainement je l’espère une petite ligne de prêt à porter

Le tout réalisé à partir de textile déjà existant, et notamment à partir des propres vêtements des clients pour le sur-mesure, pour lutter contre le gaspillage textile qui est colossal.

Je propose également des cours de couture upcycling pour ceux qui veulent apprendre par eux même à donner une seconde vie aux vêtements qu’ils ne portent plus.

Tu parles beaucoup “d’upcycling”, tu peux nous expliquer ce que c’est ?

L’upcycling consiste à valoriser du textile qui n’était plus utilisé et parfois voué à être jeté. Il y a vraiment une notion d’ennoblissement par le travail qui est réalisé. J’adore dire que je fais de la haute couture à partir de déchet.

upcycling un trésor dans mon placard

Quels sont tes conseils pour “optimiser” son dressing ?

Porter toutes ses pièces, ne pas laisser de vêtement inutilisé.
On ne porte en moyenne que 30% de son dressing, un gâchis monumental ! Pour moi le dressing idéal n’est pas celui qui déborde de vêtements que l’on ne porte pas mais celui qui est composé uniquement de pièces qui nous procurent des émotions positives.

Le dressing minimaliste est loin d’être ennuyeux, bien au contraire. Avoir un nombre limité de vêtements ne signifie pas devoir toujours s’habiller de la même façon. Avec des pièces qui s’associent toutes entre elles, il est possible de créer une multitude de look. Par exemple, il existe au moins 20 façons de porter différemment une même chemise.

Quels sont les indispensables à avoir ?

Pour moi, les indispensables sont les vêtements qui nous procurent ces fameuses émotions positives. C’est à chacune de définir quels sont ses propres indispensables (j’ai sorti un e-book pour guider chacune à les définir). En revanche, autant privilégier des pièces intemporelles, qui traverseront les tendances, et des belles matières pour la durabilité.

Un dernier mot ?

Aimer vos vêtements, chérissez-les, faites-en sorte qu’ils durent le plus longtemps possible et ils vous le rendront au centuple.
Merci pour cette rencontre Laurie

Où découvrir et retrouver le travail de Laurie ?

www.untresordansmonplacard.fr
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Confiné, délivré ?

Confiné, délivré ?

Confiné, délivré ?


Comme je le disais dans la dernière newsletter, ce confinement est une période étrange pour tous. Peu importe notre façon de le vivre, il restera gravé. Et peut-être même que nous le vivrons de nouveau plus tard.
Quelle qu’elle soit, cette situation a amené beaucoup d’entre nous à nous poser des questions, à nous interroger.

Pourquoi là ? Pourquoi maintenant ? Parce que nous vivons quelque chose d’imprévu et surtout de nouveau. Et pendant cette phase de “nouveauté”, au moment où le monde est en pause, où nous faisons notre possible pour nous protéger, nous et ceux que nous aimons : Nous avons le temps de prendre conscience des choses.
Pour ceux qui ont dû gérer leurs enfants en continu pendant des semaines. Leur faisant l’école et organisant des activités.

Mon fils ma bataille…

Avez-vous constaté, surtout pour les plus petits, comme ils ont grandi durant cette période ? Pour ma part, je me dis que, même si ce n’est pas simple tous les jours (j’ai un vrai têtu à la maison !), j’ai participé aux apprentissages scolaires. J’ai pu voir cette version-là de mon fils et surtout j’ai pris le temps. Le temps de le voir grandir, apprendre, jouer, profiter, dormir à son rythme. Pouvoir faire des siestes de 2h l’aprèm même en s’étant levé à 8h le matin (et couché à 20h30). Parce que oui, même en grande section il a besoin de dormir. Alors qu’à l’école ils n’ont plus le temps parce qu’ils sont en période d’apprentissage importante. Et en discutant avec d’autres parents de la classe; On se rend compte qu’ils sont beaucoup à avoir encore besoin de dormir…

Mon fils n’a jamais autant appris qu’en ce moment, il demande énormément d’attention mais n’a jamais été aussi mignon. Il faut dire aussi que nous, parents, nous ne sommes pas pris par le tourbillon quotidien; Où le prénom de notre fils pourrait être “vite, dépêche-toi” et sommes beaucoup plus calmes.
Après une période au début que je qualifierais “d’acceptation et de prise de marques”; même sans bouger de chez nous: Il n’y a pas forcément de routine. Il y a des jours avec et des jours sans, des jours ultra-efficaces et des jours canapé ! Peu importe, pour une fois on s’écoute, on fait les choses comme on les ressent, bref, on prend le temps. 

école à la maison

Prendre du recul

Le fait de pouvoir faire cette expérience, voyons-le comme ça; de vivre à notre rythme est exceptionnelle et remet vraiment en cause notre gestion du quotidien.
Inconsciemment, notre charge mentale a diminué et par ricochet, notre stress. Cela nous permet aussi de prendre le temps d’envisager les événements actuels autrement; de se remettre en question et de prendre conscience de certaines choses.
Je vous invite à prendre quelques minutes pour réfléchir à ces quelques questions :

Que faisiez-vous avant le confinement, que vous ne faites plus ? Ce que vous ne souhaitez pas reprendre après le confinement ?

Au contraire, qu’avez commencé depuis le confinement ?

Qu’avez-vous découvert sur vous ?

Lister 5 choses positives dues au confinement.

Réussir son confinement ???? What the f***?

Oui, j’ai l’impression de voir fleurir partout la course au meilleur confinement saison 2020. Non, nous ne sommes pas obligés d’apprendre à parler 7 langues en 1 mois; de nous mettre au yoga aérien ou d’être devenus des as de la recette des lentilles farcies ! Non !
Comme je le disais plus haut, il y a des jours avec et d’autres sans. Mais surtout, écoutons-nous ! Si votre plaisir c’est de prendre 1 heure par jour pour lire; faire la sieste ou regarder Cyril Lignac tous les soirs, faites-le ! Ce temps, vous ne l’aviez pas avant et vous ne l’aurez plus après; alors autorisez-vous à en profiter comme bon vous semble. Mais sans forcément regarder sur les réseaux sociaux; Les mamans qui font chaque jour des activités différentes digne d’un centre aéré avec leurs enfants et tiennent leur maison nickel; tout ça en étant toujours parfaitement coiffées après 2 mois sans coiffeur et habillées en working girl. Ne vous comparez pas

Même en confinement, on a le droit de manger jambon/pâtes 2 fois dans la semaine et de porter un legging/sweat; tout comme on a le droit de vouloir se maquiller, se coiffer et même porter des talons! (profitons-en, on n’a jamais eu aussi peu besoin de marcher!) Il n’y aura pas de prix du “confinement réussi” ! On fait comme on veut et comme on peut !

Télé travail confinement

Le télétravail qui épuise

Je pense aussi à toutes ces personnes qui depuis le début du confinement ont continué de travailler : sur les routes dans leur camion pour que nous ayons à manger dans nos supermarchés, ceux qui nettoient nos rues, et évidemment le personnel soignant et tant d’autres… Mais il y a aussi ceux qui doivent travailler derrière leurs écrans et qui n’ont pas forcément connu une baisse d’activité, et qui continuent de travailler en s’adaptant à la situation.
Ceux qui se lèvent avant le soleil pour pouvoir travailler quelques heures dans le calme avant que les enfants se réveillent pour pouvoir enchaîner avec la préparation du petit déj et les devoirs en priant très fort pour que le téléphone ne sonne pas pendant ce laps de temps. Ceux qui donnent encore plus quand le chef les appelle à 17h pour un nouveau dossier et qui vont s’y mettre immédiatement alors qu’en temps normal ils auraient attendu le lendemain.

Ce confinement a du mal à poser des barrières entre vie professionnelle et vie personnelle. Le salarié se sent comme obligé de prouver que, même si on ne le voit pas physiquement, il est bien là, il travaille, les dossiers avancent. Le risque pour ces personnes est de sortir de ce confinement complètement épuisés. Cette distance donne l’impression de devoir prouver qu’on est là, qu’on arrive à s’adapter, qu’on est pro-actif.

Nous vivons tous ce confinement à notre manière, mais surtout comme on peut se le permettre.

Ma vision de l’extérieur

Le peu de fois où je sors, je reviens avec une sensation de malaise/mal-être… Pourtant avant de sortir, je me dis “chouette, je sors enfin” et une fois au supermarché je n’ai qu’une envie, c’est de rentrer. En fait les gens s’évitent, ne se parlent pas, se regardent à peine et comme on doit faire ses courses seuls, il n’y a pas un bruit dans le magasin. J’avais envie de tousser, je me suis retenue autant que je pouvais de peur qu’on me mette dehors. Les gestes barrières ok c’est normal, j’y fais très attention aussi pour moi, pour mes proches… 

On se croirait dans Walking dead…

Mais les gens n’osent même plus se regarder !!! C’est ça le plus flippant en fait, c’est pas ce virus, c’est qu’on ne se regarde plus !!! Les autres ne sont pas des virus sur pattes, les gens ont peur, ils n’osent même plus se sourire. Je ne sais pas vous, mais quand je vais faire mes courses je souris aux gens qui me laissent passer, qui me sourient, on s’excuse quand on bouscule un caddie. Là on dit pardon en regardant ses pieds… c’est tellement triste. Heureusement que les caissières ont gardé leur bonne humeur et qu’on peut discuter 2 minutes avec elles en respectant les précautions d’usage sans avoir ce sentiment d’être pestiféré.
Mais souriez bordel, souriez, on en a besoin plus que jamais en ce moment !

En revanche, il y a une chose que je trouve extra et qui pour le coup me fait sourire : C’est quand je vois tout ce que l’on fait, que l’on n’aurait jamais fait habituellement. Il suffit de voir ces jeux aux balcons entre voisins, les apéros skype… Tout ça on ne l’aurait jamais fait en temps normal. La plupart des gens ne connaissent pas leur voisins d’en face, et là une espèce de solidarité “galère de confinement” est née. Ça fait partie des bonnes choses qu’on retiendra, je pense, de ce confinement.

Et après ce confinement #1…

déconfinement

Et oui, parce qu’il est là ce fameux dé-confinement que tout le monde attend avec impatience.
Alors, si chaque jours tu prends encore plus de précaution que tout le monde car tu crains plus que tout de contaminer ta famille car tu n’as pas cessé de travailler.
Si tu décides malgré toi de remettre tes enfants à l’école parce que tu est obligé de retourner sur ton lieu de travail.
Si tu décides de garder tes enfants à la maison pour les protéger plutôt que de les renvoyer à l’école, alors que ce n’est vraiment pas facile à gérer au quotidien entre les devoirs, le télé-travail et tout le reste.
Et même si tu décides de les renvoyer à l’école parce que tu as peur de craquer, tu veux retrouver un semblant de calme,de vie même si tu es conscient que ce n’est peut-être pas meilleure solution.

Ne te sent pas jugé. Chacun fait comme il le peut, avec ses possibilité « techniques » mais aussi avec son ressenti et surtout avec ses obligations.

C’était un article du fond du coeur, pluie de love …

Si vous souhaitez reprendre en main votre organisation pendant ou après cette période rendez-vous par ici

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